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Article de Jean-Christophe Barla pour PSE le 5/11/2008
Un Fast 50 flashé à 3694% - Darwin Interactive « explose » en toute discrétionSociété marseillaise spécialisée dans l’e-marketing, Darwin Interactive a multiplié son chiffre d’affaires par 40 en 5 ans en séduisant de grandes enseignes. Elle vise les 10 millions d’euros d’ici trois ans. Darwin Interactive est née en avril 2003. A une époque où la bulle internet venait d’exploser. Se lancer dans le « e-marketing » pouvait sembler alors plus qu’aventureux. Mais le fondateur, Olivier Trubert, conscient qu’il aurait du mal à convaincre des prospects, a pris un engagement : son agence ne serait rémunérée qu’à la performance et au retour sur investissement pour le client. Il propose une multitude de solutions (programmes d’affiliation, e-mailing, jeux concours...) sauf deux : la création de sites internet et le référencement naturel, domaine jugé trop technique pour ce commercial aujourd’hui âgé de 37 ans. Surtout, il met en place un dispositif de traçabilité qui permet, par exemple, à son client de remonter, sa vente réalisée, jusqu’au premier clic qui l’a enclenchée... Un « pionnier » lui fait confiance : la banque Egg, devenue Oney. Le concept séduit rapidement au point qu’en 5 ans d’existence, la société passe de 94 000 à 3.7 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec des références affichées telles que Casino, Sfr, April, Verbaudet, Look Vovage, Aviva ou Florajet... « Nous sommes parvenus, par notre stratégie, à imposer une image de qualité et de sérieux, tout en nous positionnant comme un partenaire conseil dans la réponse à des problématiques spécifiques de marketing » confie Olivier Trubert. « Dès l’an prochain, nous visons les 5 millions d’euros, mais à trois ans, nous espérons franchir la barre des 10 millions ». Douze personnes travaillent pour la société. L’effectif devrait doubler d’ici 2011. Pour le jeune dirigeant, le marketing sur internet n’a pas encore donné tout son potentiel. Mais en tant que Marseillais, il exprime un regret : la grande majorité de ses clients proviennent de Paris et du Nord. « Un vrai scepticisme vis-à-vis d’internet persiste dans les entreprises de cette ville, alors qu’il constitue un média de masse pour attaquer le marché national ou international. C’est dommage pour l’expension économique de Marseille ». |